OGM : ATTENTION DANGERS !
« CAP21 demande la mise en place immédiate d’un moratoire »
Des représentants d'association en lutte contre les OGM et un apiculteur du Lot-et-Garonne débouté d'une action en justice contre un agriculteur produisant du maïs transgénique sont venus lundi devant la permanence électorale d'Alain Juppé à Bordeaux pour demander un moratoire immédiat.
"Nous demandons un moratoire immédiat sur les OGM. Alain Juppé, n°2 du gouvernement et ministre de l'Ecologie a les moyens de prendre une décision pour mettre en place un moratoire immédiat", a indiqué à la presse Maurice Coudoin, l'apiculteur lot-et-garonnais. En l'absence d'Alain Juppé, un rendez-vous leur a été promis rapidement. Maurice Coudoin avait été débouté le 24 mai dernier par le juge des référés du tribunal de grande instance de Marmande (Lot-et-Garonne) de sa demande d'interdiction préventive des semis de maïs transgénique d'un agriculteur en raison des préjudices commercial et environnemental déjà constatés.

A la veille du Conseil européen des ministres de l'agriculture, Corinne Lepage écrit à Christine Lagarde et à Alain Juppé
Lettre à Christine Lagarde
Lettre à Alain Juppé
Intitulé "Le droit de choisir", ce petit film de propagande complètement anonyme mais disposant de moyens conséquents (tourné dans divers pays de l’Union Européenne), accumule
contre-vérités sur contre-vérités en plaçant le spectateur dans un non-choix culpabilisateur : les biotechnologies y étant présentées comme les seuls outils ou techniques permettant de
protéger l’environnement, d’assurer aux agriculteurs un revenu correct et d’avoir une agriculture rentable et durable...
Le film commence par la présentation de deux agriculteurs inscrits dans une tradition de culture familiale : un britannique et un
espagnol. Pour eux, les OGM sont dans la continuité de cette tradition et leur utilisation est évidente : les OGM permettent d’accroître les rendements et d’être compétitifs sur le plan
mondial...
D’emblée, le film nous présente les agriculteurs comme victimes à la fois de la politique, mais aussi de la mondialisation, dans le contexte de laquelle l’agriculture est gravement menacée. Les
OGM représentent alors pour eux le seul espoir de survie. Un agriculteur explique ainsi que dans le cadre des négociations de l’OMC, la culture de betterave à sucre ne pourra se passer d’OGM, car
c’est le seul moyen de concurrencer des pays comme le Brésil, présenté pour l’occasion en ennemi économique. Le monde est vu et accepté sous leurs yeux comme un combat permanent dans lequel la
concurrence et la compétitivité représentent le seul mode de développement pour survivre. Les Brésiliens, ennemis économiques à concurrencer, sont pourtant dans une situation alimentaire et
sanitaire extrêmement difficile : pendant que des cultures industrielles trasngéniques de soja ou de betteraves sucrières enrichissent quelques grands exploitants à l’exportation, le pays
connaît de graves problèmes de malnutrition et de sous-alimentation, notamment chez les enfants, et certaines contrées sont au bord de la famine.
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02 juin 2007 - 14:30
La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France appelle les électeurs à prendre en considération dans leur choix l’expression émise sur le moratoire OGM par les principaux candidats aux élections législatives des 10 et 17 juin.
Sitôt élue, la future Assemblée nationale, si elle n’a pas le pouvoir d’interdire de son propre chef les semis d’OGM, pourra, si elle le désire, adresser au Président de la République et au Premier ministre une demande d’un moratoire immédiat sur les culture OGM, avec destruction des semis de maïs déjà réalisés.
Plus tard, lorsqu’un projet de loi lui sera présenté concernant l’autorisation de mise en culture et la coexistence des OGM avec les autres cultures, cette même Assemblée pourra adopter un texte plus ou moins contraignant, voire exiger un moratoire pour les prochaines années, tant que la preuve n’aura pas été fournie de l’innocuité à long terme des OGM pour l’environnement et la santé.
La réponse des candidats au questionnaire de Greenpeace est déjà une indication de ce que les futurs députés tiendront comme discours en matière d’OGM. Tous ceux qui ne veulent pas d’OGM dans leurs assiettes et souhaitent d’autres modes de production que l’intensif et le recours à la chimie et aux biotechnologies auront à cœur de prendre en compte cette réponse dans le choix de leur bulletin. Ils peuvent également, en écrivant à ceux des candidats qui se sont déclarés contre un moratoire ou qui sont tièdes, en les apostrophant lors de réunions électorales ou sur les marchés, tenter de les faire changer d’avis publiquement.
La FNAB rappelle l’impossible coexistence entre productions bio et OGM, qui conduira immanquablement à une contamination des premières et à une perte de la biodiversité cultivée. L’Europe, et la France peuvent encore faire le choix de refuser les OGM et d’opter pour des modes de production répondant à la demande de leurs consommateurs et de leurs citoyens. L’OMS vient de reconnaître récemment que la bio pouvait nourrir le monde, avec moins de risques pour l’environnement et la santé. L’Assemblée nationale fait partie de la chaîne du pouvoir qui peut bloquer les OGM et réorienter la politique agricole : sachons donc faire entendre nos demandes les 10 et 17 juin.
vendredi 1 juin 2007, 14h30
PARIS (Reuters) - Les ministres de l'Ecologie et de l'Agriculture ont saisi une commission d'experts afin de réexaminer la toxicité du seul maïs OGM commercialisé en France, apprend-on au ministère de l'Ecologie.
Alain Juppé et Christine Lagarde ont demandé à la Commission du génie biomoléculaire un nouvel avis sur ce maïs, le Mon810 produit par le semencier américain Monsanto et commercialisé depuis 1998 en France.
Cet avis pourrait être rendu le 12 juin, a-t-on précisé de même source.
Cette saisine intervient après une étude récemment publiée par Greenpeace selon laquelle la sécrétion de la toxine insecticide appelée "bt", censée tuer l'insecte qui attaque ce maïs, ne se déroule pas comme prévu.
Après la publication de l'étude, l'Allemagne a suspendu l'autorisation du Mon810, en attendant la mise en place d'un plan d'observation sur l'environnement.
Alain Juppé confirme dans une interview vendredi à Sud-Ouest qu'il n'exclut pas de "s'inspirer du cas allemand" tout en précisant que l'Allemagne "a pris une clause de sauvegarde", mais qu'il "lui reste à la faire valider au niveau européen".
"Sur le fond, je dis qu'on ne peut pas se mettre à l'écart du progrès et de la recherche, mais qu'il faut s'entourer de toutes les garanties", explique-t-il.
Alain Juppé nie avoir prononcé la semaine dernière "le mot moratoire" concernant le maïs OGM Mon810.
"Je n'ai jamais prononcé le mot moratoire. J'ai simplement dit que, sur le Monsanto 810, il y a un problème de production de la toxine qui ne se déroule pas comme prévu", indique-t-il.
Le maïs Mon810, est le seul maïs transgénique autorisé à la commercialisation en France et entre 25.000 et 30.000 hectares y ont été plantés cette année pour être récoltés à l'automne
AFP - Paris - 31/05/07
Les risques de pollinisation involontaire d'une plante cultivée par une variété génétiquement modifiée sont peut-être insuffisamment pris en compte par les réglementations imposant un corridor entre cultures conventionnelles et OGM, selon une étude publiée jeudi.
Les chercheurs de l'université d'Exeter (Grande-Bretagne) ont vérifié scientifiquement que les risques de pollinisation croisée variaient fortement
selon la direction des vents dominants. Si la parcelle de plantes OGM se trouve au vent de la parcelle de cultures traditionnelles pendant la floraison, les risques de contamination s'en
retrouvent sensiblement accrus, ont-ils noté.
Inversement, lors d'essais en plein champ, si la parcelle d'OGM se trouve sous le vent du champ non-OGM, l'essai va sous-évaluer la possibilité d'une pollinisation croisée, souligne l'auteur de
l'étude, Martin Hoyle, dans un communiqué diffusé par l'Université d'Exeter.
«La force du vent et sa direction sont des facteurs importants, qui ne peuvent être maîtrisés et qui n'ont pas été pris en compte pour établir les règles sur les distances minimum entre champs»,
dénonce M. Hoyle.
Les risques de contamination peuvent aussi grandement varier d'une année sur l'autre, en fonction des conditions climatiques, ce qui relativise la portée des résultats des essais de culture OGM
menés en plein champ.
Pour lui, «sur la base de (ces) recherches, il pourrait être nécessaire d'accroître la distance minimum entre les cultures OGM et conventionnelles».
L'étude, publiée dans le dernier numéro de la revue Ecological Applications, repose sur l'exploitation des données sur les vents collectées auprès de 27 stations météorologiques
européennes, pour déterminer le trajet prévisible des pollens. Les chercheurs britanniques ont utilisé ces données pour mettre au point un modèle informatique prédisant les risques de
pollinisation croisée.
Les agriculteurs bio déboutés. Un apiculteur et des organisations agricoles avaient assigné en référé pour « dissémination de pollen de maïs génétiquement modifié » un producteur de maïs transgénique dans le Lot-et-Garonne. Le tribunal de Marmande a tranché hier en faveur du semeur d'OGM et a condamné les plaignants à payer 5 000 €; pour les frais de justice. Une inquiétude pour les plaignants car l'apiculteur, voisin de l'agriculteur, avait constaté une contamination de ses ruches. « Si cette décision fait jurisprudence, les apiculteurs du Sud-Ouest vont disparaître », se désole Patrice de Kochko, un paysan bio. « On s'y attendait, ajoute-t-il, comme le nouveau Président ne s'est pas prononcé contre les OGM, la décision est allée dans ce sens. » Par ailleurs, Alain Juppé, ministre de l'Ecologie, interrogé hier sur le sujet a déclaré que « les OGM sont un sujet difficile, mais on ne peut pas se mettre en dehors de tout mouvement de recherche ».
Communiqué de presse - 25 mai 2007
Boneto
envoyé par CINEMABRUT
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